market-trendMarkets Team1 juillet 2026

Le yen au plus bas depuis 40 ans et la menace d'une hausse des taux de la Fed mettent les marchés asiatiques en alerte.

Principales conclusions Les marchés asiatiques ont entamé…

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Principales conclusions

Les marchés asiatiques ont entamé le nouveau trimestre sur une note prudente, sans pour autant s'alarmer outre mesure. Reuters a rapporté que les négociations entre les États-Unis et l'Iran rencontraient de nouveaux obstacles, que le yen chutait à un plus bas pluridécennal et que les rendements des bons du Trésor américain progressaient. Ce signal de marché ne résulte pas d'un choc unique, mais de la combinaison de risques géopolitiques, de taux d'intérêt plus élevés et d'une forte dépendance aux résultats du secteur technologique.

Conclusion du marché : L'appétit pour le risque reste soutenu par les espoirs de résultats liés à l'IA, mais le yen et le marché des bons du Trésor signalent que les risques de taux et d'intervention japonaise redeviennent des facteurs marginaux.

Évolution des marchés

| Signal de marché | Contexte récent | Importance |

|---|---:|---|

| USD/JPY | 162,84, un nouveau plus haut en quarante ans pour le dollar face au yen | Maintien d'un risque d'intervention japonaise élevé et resserrement des conditions financières pour les devises asiatiques |

| Rendement des bons du Trésor américain à 10 ans | Environ 4,55 % après une hausse de près de 9 points de base mardi | La hausse des taux d'actualisation met à l'épreuve les valorisations boursières déjà élevées |

| Anticipation d'une hausse des taux par la Fed | Reuters a cité des contrats à terme indiquant une probabilité d'environ 33 % d'une hausse en juillet et d'environ 70 % d'ici septembre | Les marchés reconstituent une prime de resserrement avant la publication des données sur l'emploi américain |

| Pétrole Brent | Environ 73,19 $/baril, bien en dessous du pic de 126,41 $ atteint en mai | Le pétrole n'est plus un facteur d'inflation immédiat, mais le risque lié au bloc d'Ormuz demeure une protection contre l'inflation extrême |

| Nikkei | En hausse d'environ 0,8 % à 1,0 % après une forte progression trimestrielle de 37 % | Les investisseurs continuent de privilégier l'IA et les actions sensibles aux exportations malgré les tensions sur le marché des changes |

Pourquoi le yen est important

La chute du yen est désormais autant un enjeu de politique monétaire qu'une fluctuation monétaire. Reuters a noté que Tokyo a de nouveau émis des avertissements quant à une intervention, mais les autorités semblent réticentes à agir après avoir dépensé près de 12 000 milliards de yens en avril et mai avec un effet limité et durable.

La nuance réside dans le fait que cette évolution est davantage due à la vigueur du dollar qu'à une faiblesse généralisée du yen. Cela complique l'intervention : si les rendements américains et les anticipations de la Fed continuent d'augmenter, une action directe sur le marché des changes pourrait seulement ralentir le mouvement plutôt que de l'inverser.

Le risque lié à la Fed est de nouveau pris en compte par les cours

L'analyse de marché de Reuters concorde avec le changement de cap de la politique monétaire de la Fed en juin. CNBC a rapporté que le Comité fédéral de l'Open Market (FOMC) a maintenu ses taux entre 3,5 % et 3,75 % le 17 juin, tout en supprimant les passages qui laissaient présager de futures baisses et en se montrant plus disposé à envisager des hausses.

La présidente de la Fed de Cleveland, Beth Hammack, a appuyé ce message dans un autre article de Reuters, indiquant que des taux plus élevés pourraient être nécessaires si l'inflation ne se modère pas. Pour les marchés, cela signifie que les chiffres de l'emploi américain de jeudi et les prochaines données sur l'inflation présentent un risque bidirectionnel plus important qu'en début de trimestre.

Le risque pétrolier s'est atténué, mais n'a pas disparu

Un Brent proche de 70 $ est nettement moins perturbateur que le pic de mai à plus de 126 $, et la baisse des prix de l'énergie profite à l'Europe et au Japon. Néanmoins, le détroit d'Ormuz demeure une voie de transit géopolitique essentielle.

Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), le détroit a géré un flux de pétrole d'environ 20 millions de barils par jour en 2024, soit environ 20 % de la consommation mondiale de produits pétroliers liquides, avec des alternatives limitées en cas de perturbation du trafic. Cela maintient une prime de risque sur le pétrole, même lorsque les prix au comptant sont stables.

Perspectives du financement à la performance

Le scénario de base prévoit une consolidation irrégulière plutôt qu'un repli généralisé du risque : les investisseurs en actions anticipent toujours que les résultats du deuxième trimestre, notamment ceux des infrastructures d'IA, compenseront la hausse des taux. Reuters a cité les estimations de Goldman Sachs selon lesquelles les valeurs des infrastructures d'IA pourraient contribuer à près de 60 % de la croissance du BPA du S&P 500, Micron et Nvidia représentant à elles seules plus de 40 % de cette croissance.

Le risque est que les trois supports ne tiennent pas simultanément. Si les données sur l'emploi américain confortent la Fed dans sa décision de relever ses taux, si la paire USD/JPY s'enfonce davantage au-delà des seuils d'intervention et si les négociations avec l'Iran se détériorent au point de faire grimper le prix du pétrole, le rebond boursier de juillet serait confronté à un contexte macroéconomique plus difficile.

Source: Reuters
Le yen au plus bas depuis 40 ans et la menace d'une hausse...