market-trendMarkets Team29 juin 2026

La fragilité du Moyen-Orient et les anticipations de hausse des taux maintiennent les marchés mondiaux sur la défensive.

Points clés Les marchés mondiaux ont entamé la semaine sur…

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Points clés

Les marchés mondiaux ont entamé la semaine sur une note prudente, les investisseurs considérant la trêve entre les États-Unis et l'Iran comme fragile plutôt que définitive. Reuters a rapporté que l'indice MSCI Asie-Pacifique, le plus large du pays, a reculé de 0,4 %, le KOSPI sud-coréen perdant près de 2 % et le Nikkei japonais 1 %, malgré une hausse de 0,4 % des contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq en début de séance.

Conclusion du marché : La prime de risque n'a pas disparu ; elle est passée d'une panique généralisée à une combinaison plus tactique de risques liés à l'approvisionnement en pétrole, de la vigueur du dollar et de l'incertitude quant à la politique de la Fed.

La prime de risque pétrolière est moindre, mais toujours présente

Le Brent a progressé de 0,85 % à 72,60 dollars le baril, tandis que le WTI a gagné plus de 1 % à 70,01 dollars, selon Reuters. Le pétrole a effacé la majeure partie de ses gains liés à la guerre, mais les dernières frappes ont ravivé les craintes que les voies d'approvisionnement ne provoquent à nouveau un choc sur le marché.

Le détroit d'Ormuz demeure un axe de transmission crucial entre la géopolitique et l'inflation. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) décrit Ormuz comme le principal point de passage du pétrole au monde et indique que les flux transitant par le détroit en 2022 et au premier semestre 2023 représentaient plus d'un quart du pétrole mondial transporté par voie maritime. L'EIA note également que seuls l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent d'oléoducs opérationnels permettant de contourner significativement le détroit, avec une capacité de contournement inutilisée estimée à environ 3,5 millions de barils par jour en cas de perturbation.

| Signal de marché | Dernière variation signalée | Importance du sujet |

|---|---:|---|

| Actions MSCI Asie-Pacifique | -0,4 % | L'appétit pour le risque régional reste fragile |

| Pétrole brut Brent | +0,85 % à 72,60 $/baril | La prime d'offre géopolitique se reconstitue |

| Pétrole brut WTI | >+1 % à 70,01 $/baril | Le canal d'inflation énergétique américain reste actif |

| Indice du dollar | 101,33 | Les anticipations de taux d'intérêt plus élevés soutiennent le dollar |

| Yen | 161,77 pour un dollar | Le risque d'intervention demeure un risque extrême de change actif |

La Fed reprend les rênes

La réaction du marché ne se limite pas au Moyen-Orient. Reuters a noté que la baisse du pétrole pourrait atténuer certaines pressions inflationnistes, mais les prix élevés maintiennent la Réserve fédérale sous pression, les investisseurs anticipant au moins une hausse des taux cette année. CNBC a par ailleurs rapporté que les contrats à terme sur les fonds fédéraux anticipaient une hausse dès septembre, après que le président Kevin Warsh a indiqué lors de la dernière réunion du FOMC qu'il privilégierait la lutte contre l'inflation.

Cela soutient le dollar et réduit la marge de manœuvre des actifs risqués. Reuters a établi l'indice du dollar à 101,33, juste en dessous de son plus haut niveau annuel de la semaine dernière, tandis que le yen est resté faible à 161,77 pour un dollar. L'or a également reculé de 0,4 % à 4 072 dollars l'once, s'orientant vers une forte baisse trimestrielle, le dollar fort pesant sur les actifs non rémunérateurs.

La rotation sectorielle liée à l'IA ajoute un second facteur de pression

Le contexte boursier est compliqué par une lassitude face à la valorisation des actions des géants de l'IA. Reuters a cité des stratèges de BofA Global Research décrivant une rotation tactique des géants de l'IA vers des segments plus petits et plus cycliques, tandis que CNBC a souligné que les investisseurs se concentrent de plus en plus sur l'inflation, les rendements et le positionnement de leurs portefeuilles pour le second semestre après un premier semestre solide pour les actions américaines.

En matière de positionnement de portefeuille, cela plaide contre l'interprétation du repli du pétrole comme un signal d'apaisement total. En résumé, les marchés doivent désormais jongler avec trois risques simultanément : un cessez-le-feu au Moyen-Orient toujours fragile, une Fed dont le resserrement monétaire pourrait se poursuivre, et une forte hausse du secteur technologique qui dépend de la publication de résultats concrets pour justifier ses valorisations élevées.

Perspectives Finprime

Si le pétrole se maintient à ses niveaux actuels et que le cessez-le-feu est respecté, les actions pourront continuer à ignorer le risque lié au Moyen-Orient. Cependant, une nouvelle hausse du brut, surtout si elle s'accompagne d'un dollar plus fort et de rendements à court terme plus élevés, relancerait rapidement le discours inflationniste qui a soutenu les anticipations de hausse des taux de la Fed.

Au cours des prochaines séances, le principal signal transversal aux actifs sera de savoir si la vigueur du pétrole influencera les taux et le dollar. Si tel est le cas, la pression se fera probablement sentir en premier lieu sur les devises asiatiques, l'or et les segments actions les plus sensibles à la valorisation.

Source: Reuters
La fragilité du Moyen-Orient et les anticipations de hausse...