market-trendMarkets Team19 juillet 2026

Le dollar se rapproche de son plus bas niveau en un mois, la baisse de l'inflation réévaluant le risque à court terme de la Fed

Ce qui a changé Le dollar américain est resté proche de son…

dollarfxfedinflationoilratesglobal-markets

Ce qui a changé

Le dollar américain est resté proche de son plus bas niveau en un mois après la publication de deux rapports sur l'inflation américaine inférieurs aux prévisions, réduisant ainsi la nécessité perçue par le marché d'une hausse immédiate des taux de la Réserve fédérale. Reuters a rapporté que l'indice du dollar s'établissait à 100,77 le 16 juillet, en hausse de 0,29 % sur la journée, mais toujours proche de son plus bas niveau depuis le 18 juin.

Les contrats à terme sur les fonds fédéraux cités dans l'article de Reuters indiquaient une probabilité implicite de hausse en juillet de 10 %, contre 45 % en début de semaine, tandis que les cours suggéraient toujours une probabilité quasi égale d'une hausse d'au moins 25 points de base d'ici septembre. Ce réajustement des prix est important pour le marché des changes, car une impulsion de resserrement monétaire moins imminente supprime un facteur de soutien au dollar.

Conclusion du marché : L'évolution du dollar à court terme dépend de plus en plus de l'équilibre entre l'atténuation des pressions inflationnistes et un éventuel nouveau choc inflationniste lié à l'énergie.

Pourquoi le pétrole reste important

Le ralentissement de l'inflation n'a pas éliminé le risque énergétique. Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), l'incertitude liée au transport maritime dans le détroit d'Ormuz a contribué à une volatilité inhabituelle des prix du pétrole brut au deuxième trimestre : le Brent à livraison le plus proche a oscillé entre 118 $ le baril le 29 avril et 72 $ le 26 juin, avec des variations quotidiennes moyennes d'environ 4 $ le baril en avril et mai, contre 1 $ pour les mêmes mois en 2025.

Ce contexte explique en partie pourquoi le dollar conserve son statut de valeur refuge face aux fluctuations brutales du prix du pétrole, même si les anticipations de politique monétaire s'assouplissent. Reuters a noté que la moindre exposition de l'économie américaine aux chocs énergétiques, comparée à celle de nombreux pays comparables, peut attirer des flux de capitaux vers le dollar au détriment de devises comme l'euro et le yen.

Points de surveillance de la politique monétaire et du marché des changes

La prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale est prévue les 28 et 29 juillet. D’ici là, les investisseurs observeront si le ralentissement de l’inflation se confirme et si la hausse des prix de l’énergie se répercute sur l’ensemble des pressions inflationnistes.

Pour les marchés, les signaux clés sont l’évolution du prix du pétrole, les données économiques américaines sur l’inflation et l’activité, ainsi que les variations des contrats à terme sur les fonds fédéraux. Un ralentissement persistant de l’inflation pourrait maintenir le dollar sous pression ; une nouvelle flambée des prix du pétrole compliquerait cette situation en ravivant simultanément l’inflation et la demande de valeurs refuges.

Sources et méthode

Ce texte est une réécriture par Finprime d’un article de Reuters, corroborée par une dépêche de Reuters diffusée sur CNBC, le calendrier 2026 du FOMC de la Réserve fédérale et l’analyse de juillet 2026 de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) concernant les perturbations du marché pétrolier au Moyen-Orient.

Source: Reuters
Le dollar se rapproche de son plus bas niveau en un mois, la...